From the first words of the text the images surged up to drown out the room in which he sat. He was no longer aware of the conversations or movements around him. Absorbed in his thoughts, he was deaf to the appeals: You're an unhappy little one, sitting there in the dark. Your eyes! You're not cold? Have you at least eaten? How would he have seen the day fading, how would he have felt cold or hunger, while he was busy Robinson Crusoing under the Tropics, while he was lighting the Northern Lights?
In the bookstore, he was intoxicated by the smell of new books; in the loft, the fusty smell of dogeared books. He turned, bringing the gift-book in its crinkly packaging towards his nose. He reveled in the feel of the paper, laid or glossed, he scrutinized the gothic letters and the work of the esoteric engravers. He caressed the old line drawings.
In place of the images that were imposed upon a little screen, he preferred those things which spurt up letters and words, assembled for him by a magnificent unknown.
Sometimes he waited for the garbage man to pass by, the metallic crashes of the cans, the shouted orders. But most often, he leapt from his bed, embracing the vastness of the sky. Chin poised on the railing of the balcony, he scrutinized the English Channel: the last fishing boat shut off its lights. A very white yacht caught the first rays of the sun. The red of the buoys danced innocently on the waves.
Secret witness to the birth of the new day, he greeted the jogger, the man walking his dog, the swimmers at first light who shared with him the privilege of their swim. He took pleasure in filling his lungs with brisk air and waited for the moment when he could take off like a kite. The smells of iodine and salty sea spray intoxicated him.
One dawn, to
taste the shiny water, he had attempted to slip out to the beach, but his mother, a
morning person, caught him by the hair: Little one! Do you want to drown yourself?
The beach isn't watched before... She stopped herself: Come! Together they
entered into the fresh silky water. The salt of it remained on his lips until his
deathbed.
Dans Aube marine, les phrases sont fragmentées par la ponctuation comme les deux points, les virgules, et les trois points de suspension. Dans Le vice impuni, quelquefois les phrases n'ont pas de sujet, elles sont des fragments. Cette fragmentation attire l'attention du lecteur et lui force de faire plus attention à ce qu'elle écrit, ce qu'il lit.
Dans les deux histoires la narratrice raconte à la troisième personne. Ceci évoque la distance entre la perspective adulte de la narratrice et le perspective de l'enfant. Le lecteur sait que c'est un adulte qui raconte l'histoire, même si la narratrice n'est pas comme les adultes dans l'histoire. Donc, le lecteur se souvient de sa jeunesse, et ainsi se met à la place de l'enfant pour vivre actuellement l'histoire de l'enfant.
Il y a aussi dans les deux textes quelques instances de dialogue, prononcées par une adulte qui ne comprend pas bien l'enfant. Même si ces mots ont des sujets et sont des phrases complètes, ils fonctionnent quand même comme un arrêt à la narration. Dans les deux cas l'enfant est perdu dans ses pensées, dans son propre monde de l'imagination et l'adulte le ratrappe et le force d'entrer dans le monde réel. Cette interruption narrative provoque un choc chez le lecteur et chez l'enfant, qui s'identifie à sa situation.
Dans les deux textes, Colette Nys-Mazure utilise souvent des verbes à l'imparfait. Cette répétition de l'imparfait souligne la description de l'extérieur physique et de l'intérieur mental de l'enfant. Le lecteur sait que l'histoire a lieu dans le passé.
En plus, il y a beaucoup de description dans Aube marine et Le vice impuni. Les sens physiques y jouent un rôle très important. L'auteure décrit bien les cinq sens: la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher et le goûter. Par exemple, dans Aube marine, elle parle des bruits dans la maison: "...le mouvement de la marée, l'appel rauque des mouettes, le ronronnement des chalutiers...". Et dans Le vice impuni elle parle de l'odeur de la librairie: "...il se grisait de l'odeur des livres neufs; au grenier, du parfum moisi des bouquins écornés."
En plus, il y en a un paradoxe des images. On peut trouver facilement des mots qui peignent un tableau littéraire comme la description de l'enfant lorsqu'il lit: "Couché dans l'herbe ou sur le tapis. Blotti au ventre d'un fauteuil ou, bien droit, à son banc d'étude." Mais au même temps, on ne connaît pas l'enfant par son apparence physique. Est ce qu'il a les cheveux blonds, les yeux bleus? On ne sait pas, il faut l'imaginer. De cette façon, Colette Nys-Mazure donne au lecteur le gros plan visuel mais le lecteur doit remplir les "trous" pour qu'il puisse visualiser la situation.
Enfin, le titre et la fin ont
une grande importance du sens des textes. Par exemple, le vice impuni, que l'enfant
aime lire, décrit l'idée principale: l'enfant préfère
vivre dans un monde de rêve, même si les adultes ne le comprennent pas.
C'est la même chose dans l'autre texte. Ce qui est important dans Aube
marine est que l'enfant essaie d'aller à la plage très tôt le
matin. Et qu'il a son propre monde des sens physiques qu'il veut amener à la
mer. Dans les deux histoires, la fin donne un résume de la description
précédente. L'auteur utilise les trois premiers paragraphes du texte
pour préparer le lecteur à la fin. C'est là où elle
révèle la raison d'être du texte. C'est là où elle
montre la thèse de ces textes.
Hahn, Cynthia; Belgium: A Multicultural Society. Lake Forest College. 1997.
Matthijs,
Koen et Draguet, Michel; The Belgians. Uitgeverij Lannoo nv, Tielt,
Belgium 1993.
Vandemeulebrouke, Robert. Consul General of Belgium.
1997.
Vitiello, Joëlle; Enfances: les racines poétiques de
l'¦uvre de Colette Nys-Mazure. La Revue Générale 1996.
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